Un après-midi de septembre
(Boréal compact, 1995, 107 pages)
Gilles Archambault est né un après-midi de septembre. A la mort de celle qui lui
a donné le jour il a ressenti le besoin de faire le point. Il raconte certains
évènements, de son enfance au décès de sa mère, le tout est
éparpillé ici et là. En fait ce qui ressort ce ne sont pas les quelques
anecdotes racontées mais bien les sentiments personnels de l'auteur, il se livre
ouvertement.
Gilles Archambault se découvre, avec pudeur, douceur, délicatesse.
Une certaine retenue fait qu'on a envie d'en savoir davantage sur cet homme, un homme dont
la personnalité m'a séduite. Ça prend du courage pour se dévoiler
ainsi. Gilles Archambault a une belle plume, intime dans sa façon qu'il a de communiquer directement avec le lecteur. On boit ses mots un à
un. Pas de fioritures ici, juste la simplicité des mots qui forment de jolies phrases
qu'on a envie de retenir.
J'ai retenu d'ailleurs plusieurs extraits, j'en partage deux avec vous:
"Qui viendra défaire ma bibliothèque quand j'aurai quitté ce monde? Je ne
lui en veux surtout pas. Qu'il sache que j'ai trouvé dans la fréquentation des
livres un incommensurable réconfort."
"Il a fallu que la mort passe pour que je me rende vraiment compte de l'enfer que vivait ma
mère. J'aurais dû savoir qu'il y avait une explication à ces changements
qui se produisaient en elle. J'avais beau avoir écrit des livres dits intimistes, avoir
la réputation d'être un homme plutôt doux, j'étais presque absent
à sa douleur."
Bref une très belle lecture que je recommande à tous, vous allez sans doute vous
reconnaître vous aussi dans les rapports qui lient Gilles Archambault à sa
mère, et reconnaître votre mère qui vieillit...
Note : 4.25/5
(Mousseline)
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Après Mousseline, il est très difficile de faire une critique. Elle a su
si bien en parler et elle a tout dit.
C'est un récit plein de pudeur, vrai. L'auteur analyse sa vie et les
relations avec sa mère avec lucidité et recul. Il se met à nu et cela
vient du fond du coeur. Il sait trouver les mots justes. Il raconte des
morceaux de sa vie, pris par-ci par-là, se dévoilant avec émotion,
générosité.
Je le trouve parfois dur avec sa mère, et pourtant en y réfléchissant
bien, je suis pareille avec la mienne. Ce qui est important à leurs yeux,
ne l'est pas nécessairement chez nous, et vice-versa. Et malheureusement,
il faut que la mort survienne pour que l'on se rende compte de ce que l'on
a perdu. Chacun pourra à un moment ou à un autre se reconnaître.
J'ai beaucoup aimé les citations qui se trouvent au début de chaque
chapitre. Je vous en livre trois.
"Le souvenir de la mort d'une mère, qui est déchirement
même de la vie..." (Jean Reverzy)
"Par la suite, il avait lu dans un livre qu'il existe deux grandes
douleurs: celle de la mère qui perd son enfant, et celle du fils qui perd
sa mère." (Giuseppe Antonio Borgese)
"Oui, tant que j'aurai ma mère, tout ira bien. Mais après, j'entrerai dans
un monde plus froid." (Henri Calet)
Très beau récit.
Note : 4/5
(Felindra)
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Suite au décès de sa mère, Gilles Archambault remonte le temps
et se souvient de certains événements vécus avec elle. Il
reconstitue à travers ces moments la relation qu'il a entretenue avec celle
qui l'a mis au monde un après-midi de septembre...
Voici un court récit autobiographique que j'ai trouvé bien
agréable à lire! C'est écrit sur le ton de la confidence et de
l'intimité, Gilles Archamnbault se dévoile avec une grande
sincérité. Les émotions sont palpables; la nostalgie, la
culpabilité, la tendresse. L'auteur a une jolie plume toute simple, mais
empreinte d'une belle sensibilité. J'ai pensé à ma mère
souvent en lisant ce récit.
Je vais relire cet auteur sans hésiter!
Note : 4.25/5
(Cocotte)
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