Les blancs de mémoire
(Boréal, 1999, 214 pages)
Voilà le premier recueil des lodoyans (courtes histoires) de
Georges Anglade, divisé en trois parties:
"Quina" : L'époque avant Duvalier, l'enfance du narrateur (de
l'auteur?). Une enfance heureuse, remplie de bons souvenirs, d'anecdotes
réjouissantes, le soleil, la mer, le sable,
les mangues... mais à quelques signes on voit venir ce qui va suivre.
"Port-aux-Morts" : Le régime duvalier. Le narrateur vit à Port-au-Prince. Anglade, ne
raconte pas les atrocités crûment, c'est plutôt
nuancé et ça, ça frappe
davantage. C'est la terreur, l'insécurité,
l'obscurité...
Nédgé : C'est l'exil, la vie à Montréal. Je
m'attendais à de la douleur mais ce sont plutôt des petites
histoires remplies d'humour et de bonheur mais dans certaines il y a
un certain ressentiment face à ceux qui en ont profité...
C'est le troisième livre que je lis de Georges Anglade et c'est
certainement le meilleur des trois. L'écriture est plus claire, plus
littéraire, plus soignée, ce qui rend la lecture aisée et fort agréable.
J'ai beaucoup aimé, et je vous le recommande avec plaisir! En
quelques heures vous allez découvrir Haïti et ça donne
le goût d'aller plus loin dans la littérature de ce pays.
Note : 4.25/5
(Mousseline)
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