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Nelson Algren

Un fils de l'Amérique
(10/18, 2000, 377 pages)

Cass McKay vit dans un bled paumé du Texas à la frontière du Mexique avec son père, son frère et sa soeur. On est à la fin des années 1920. Cass ne connaît que la violence, la misère et la solitude. A l'arrière de chez-lui, il y a la voie ferrée, dans le maquis il a souvent vu des trimards, ces vagabonds qui voyagent clandestinement dans les trains. Cass rêve de partir, fuir la violence quotidienne, San Antonio, Chicago, New Orléans... des destinations qui lui semblent paradisiaques. Un jour le père a dépassé les bornes, Cass s'enfuit, à lui l'Amérique, il ne croyait pas que le pire était à venir...

Attachez bien votre tuque, voilà un roman noir dans ce qu'il y a de plus noir, ça cogne dur, on encaisse constamment, ça va loin, même trop loin. Il n'y a aucun espoir, aucune issue, niet! L'Amérique dans ce qu'elle a de plus sordide, l'Homme dans ce qu'il a de plus atroce, rien ne nous est épargné. Une lecture déprimante, définitivement brutale.

Mais j'ai aimé, car j'aime la littérature noire, dans ce genre de littérature il y a toujours un message, ici Nelson Algren dénonce la misère américaine, en fait la misère humaine, et tout ce qui vient avec. Et c'est bien de se le faire rappeler, c'est ainsi qu'on avance du moins pour qui veut entendre le message. Aussi il traite certains thèmes qui m'étaient nouveaux: les trimards et Chicago du temps de l'Exposition Universelle.

A lire! Nelson Algren est certes moins connu que des auteurs tels que Fante et Faulkner mais il en vaut le coup.

Note : 4/5
(Mousseline)








Un fils de l'Amérique,
L'homme au bras d'or


Nelson Algren, né en 1909 à Détroit, est mort en 1981 à Bar-Harbor dans l'État de New York. Dès son premier roman, Le matin se fait attendre, publié en 1942, il se situe dans la tradition américaine du réalisme et du déterminisme social. En 1947, il fait la rencontre de Simone de Beauvoir avec qui il va avoir une liaison. Il lui fait découvrir les bas-fonds de Chicago et de La Nouvelle-Orléans, les junkies, les défavorisés. Elle l'introduit à Saint-Germain-des-Prés où l'accueillent Boris Vian, Juliette Gréco, Raymond Queneau et Sartre. Écrivain engagé, il n'a cessé de dénoncer à travers son oeuvre, notamment dans L'homme au bras d'or, son roman le plus célèbre, la misère, la corruption, l'indifférence qui conditionnent dès l'enfance l'existence des rejetés.



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