Indian Blues
(10/18, 2005, 303 pages)
L'histoire se déroule à Wellpinit, la réserve des Indiens spokanes.
Réserve située près de la ville de Spokane dans l'état de
Washington. Thomas décide de partir un groupe de musique rock avec Victor et Junior. Se
joindront à eux plus tard deux Amérindiennes de la tribu des Flathead du Montana.
On pourrait dire que c'est l'histoire d'un rêve avorté comme pour la plupart des
rêves des Amérindiens qui n'aboutissent pas à grand chose.
Sherman Alexie touche à plusieurs thèmes : l'alcool qui détruit un nombre
important des gens de son peuple, la détresse des enfants et adolescents, l'ennui, la
pauvreté, le laisser-aller, la misère sociale et intellectuelle, bref c'est la
vie dans la réserve de Wellpinit. Aussi il revient parfois dans le passé historique.
L'envie, la haine, les ressentiments... le passé encore si présent, auquel
s'accroche bon nombre d'Amérindiens, ce qui les empêche sans doûte
d'aller de l'avant.
"Les Blanches, Junior le savait parfaitement, représentaient des trophées pour
les jeunes Indiens. Il avait toujours pensé que se faire une Blanche, c'était
comme compter un coup ou voler des chevaux, la plus éclatante des revanches contre les
Blancs. Hé! disaient ainsi les Indiens aux Blancs. Vous nous avez peut-être
flanqué la pilule pendant les guerres indiennes, mais maintenant on se tape vos femmes!"
Malgré cette tristesse qui se dégage c'est loin d'être un roman misérabiliste.
Car Sherman Alexie a une plume pleine d'humour et de poésie. De l'humour dérisoire
en fait. Par moments l'aspect fantaisiste m'agaçait mais ça sert bien son histoire
en lui donnant de l'originalité et du relief aux personnages.
Un auteur à découvrir certainement. Pour ma part je vais récidiver car je
suis enchantée d'avoir découvert Sherman Alexie. Faut dire que je me passionne
pour la culture amérindienne alors c'est réjouissant de lire
des auteurs amérindiens.
Note : 4,25/5
(Mousseline)
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