Poids léger
(Seuil/Points, 2004, 144 pages)
Progressivement je lis tous les livres d'Olivier Adam et je ne cesse d'être
séduite et touchée par l'auteur et son style imparable.
Sûr, ça fait
mal, ça casse, ça blesse et c'est d'une infinie tristesse, d'un profond
désarroi.
Dans Poids léger, Antoine, le narrateur, est un paumé de
première classe: au bout du rouleau, à bout de nerfs, à fleur de peau,
pour ne pas dire au bord de la dépression. Antoine vit dans un présent qui ne lui
donne plus du tout le moral et l'abat de jour en jour. Lui se souvient avec douleur des jours
heureux avec ses parents et sa soeur qu'il a adorée. Aujourd'hui, ses parents sont
décédés, il doit d'ailleurs vider la maison du père avant la remise
des clefs aux nouveaux propriétaires, il vivote auprès d'une
société de pompes funèbres et broie du noir à enterrer des
inconnus. Sa soeur s'éloigne de plus en plus. Lui se défoule à la boxe. Et
la tension du roman va crescendo: on accompagne Antoine au plus profond de son
désarroi, on assiste à sa débâcle et on aimerait qu'il s'en sorte,
mais bon...
C'est encore un très bon livre, que voilà. L'auteur m'enchante, livre
après livre. Jamais déçue. Tout le temps bouleversée.
J'apprécie toute la poigne que dégage son écriture, son coup de griffe et
ses coups au coeur. Du bon boulot!
Note : 3.5/5
(Clarabel)
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