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Olivier Adam

Je vais bien, ne t'en fais pas
(Pocket, 2001)

Quel poids ce maigre roman d'Olivier Adam! Seulement 156 pages qui vous plombent presque le moral, tellement l'absence y est dépeinte solennellement et magistralement.

Je vais bien, ne t'en fais pas sont les quelques mots qu'adresse le frère absent, disparu, parti... Des mots griffonnés sur une carte postale et adressés exclusivement à sa soeur. Loïc est parti depuis deux ans, Claire le pleure en silence. Sans nouvelles de lui, elle tente de broder son quotidien, elle est caissière au Shopi, elle loge dans un petit appartement dans un quartier parisien qu'affectionnait Loïc, elle a peu d'amis, ou pas du tout, elle erre de rencontres hasardeuses en vacances à la recherche de ce frère qui lui manque trop. Sans prévenir des parents meurtris au fond d'eux, Claire part dans ce village où Loïc a posté sa dernière carte postale. Peut-être le retrouvera-t-elle, l'apercevra-t-elle, ou tentera-t-elle de suivre ses traces, son chemin et de comprendre ce départ inexpliqué...

En chapitres courts et incisifs, l'auteur bouleverse son lecteur avec des mots simples, forts et qui écorchent son héroïne et nous en même temps. Claire est une jeune femme fragile et touchante, complétement désemparée. Son désarroi est poignant et se lit à travers les lignes. On s'apitoie sur son quotidien misérable, sur ses rencontres loupées et ses aventures sentimentales bancales et pitoyables.

Une nouvelle fois, Olivier Adam nous percute en plein coeur. Son roman est une boule de bowling qui renverse ses quilles de lecteurs. Des mots forts et violents pour une rage contenue, une injustice totale qu'on tente d'hurler pour secouer la jeune Claire, lui venir en aide et la sortir de sa mélasse.

Je vais bien, ne t'en fais pas est un roman terrible, dans le sens positif. Il décèle un secret effarant qu'on découvre avec ahurissement. C'est à la fois évocateur et pudique, sensible et saisissant. Un roman qui imprime son empreinte pour un bon moment...

Note : 4/5
(Clarabel)
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L'auteur prend prétexte de ce livre pour explorer la douleur de l'absence, de la disparition, il y a les non-dits, les secrets familiaux, le mal-être mais aussi la tendresse. C'est un petit livre original qui m'a beaucoup plu.

Note : 4/5
(Lalyre)
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Bon il va falloir que je lise "Falaises" car ce livre là ne m'a pas inspirée. J'avais compris très vite ce qui se passait. Le style traduit par contre très bien la tristesse, la routine et la mélancolie. Peut-être trop bien car j'ai trouvé ça pesant. Vais-je regarder le film?

Note : 2/5
(Odilette)
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Les thèmes traités dans ce roman sont noirs et tristes mais le style clair et vivant de l'auteur rend la lecture agréable et lui donne une touche très contemporaine. Les personnages ressemblent à de "vrais gens", de ceux qu'on pourrait connaître ou même être.

Dans ce récit, il s'agit de Claire, 22 ans, en 1998, à Paris, caissière à Shopi. Ses parents vivent en banlieue et son frère Loïc est parti deux ans auparavant sans laisser d'explication. Claire, très attachée à Loïc (amour fraternel à la limite de la dépendance : c'est toujours Loïc qui sait, qui connaît, qui comprend, qui lit, qui découvre, qui trouve, etc, elle rien...) ne retrouve goût à la vie que le jour où arrive la première carte postale de Loïc. Par la suite, elle en reçoit plusieurs par mois, jamais plus de 2 ou 3 postées de la même ville. Un jour, profitant d'une semaine de vacances, Claire part à la recherche de son frère à Portbail, c'est de là que vient sa carte la plus récente.

Ce roman se lit vite. Le récit est situé dans un temps et un lieu très précis et très parlants pour ceux qui connaissent. En l'occurence, les références culturelles sont celles que j'avais à l'époque! Cela donne beaucoup de réalisme à l'histoire. Les personnages sont assez tristes, n'attendent pas grand chose (sauf Claire, le retour de Loïc), n'ont rien d'exceptionnel (au sens romanesque). Ils se rencontrent, se quittent, se croisent, ont parfois des difficultés à communiquer, ils souffrent souvent.

L'auteur sait remarquablement bien exprimer tout cela, c'est vraiment bien écrit et cela participe de la qualité du tout. J'aime beaucoup le style, le mélange discours direct, indirect, libre, les monologues au futur, ce genre de choses.

J'ai juste un peu tiqué à la fin, une histoire de prénom de grand-père paternel qui ne colle pas avec une évocation antérieure (mais c'est peut-être moi qui ait raté un épisode)... En tout cas et aussi grâce à vos critiques, j'ai bien envie de lire d'autres livres d'Olivier Adam!

Note : 4/5
(Ysla)








A l'abri de rien,
A l'ouest,
Comme les doigts de la main,
Falaises,
Je vais bien ne t'en fais pas,
La messe anniversaire,
Passer l'hiver,
Poids léger,
Sous la pluie

Biographie



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